TABAC
Pour prévenir les cancers, modifiez votre comportement à l'égard du tabac...
(30/12/2003)Mécanismes d'action Le tabagisme est responsable d'au moins 66.000 morts par an en France et représente la première cause de mortalité évitable. Le tabac est en effet responsable de cancers, de maladies respiratoires et de maladies cardiovasculaires : • En se consumant, le tabac dégage de nombreuses substances toxiques, dont les goudrons, qui provoquent des cancers. Ce sont notamment les cancers du larynx, des bronches et de la bouche qui sont directement imputables à l'action du tabac. Pour d'autres cancers (voies digestives, vessie, voies urinaires, rein, œsophage, col de l'utérus), le tabac est un facteur favorisant certain. Globalement, on considère que plus de 30 % de l'ensemble des cancers dépendent du tabac. • En deuxième lieu, la fumée de cigarette, du fait des nombreuses substances irritantes qu'elle contient, est responsable de maladies respiratoires comme la bronchopneumopathie chronique obstructive, laquelle peut évoluer vers une insuffisance respiratoire ; le tabagisme est également un facteur aggravant d'une maladie asthmatique. • Enfin, le tabagisme est un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire en favorisant le développement de l'athérosclérose.
Pas moins de 27 000 décès par an sont imputables aux seuls cancers bronchiques, et dans 80 à 90 % des cas, le tabac est incriminé. Ces chiffres impressionnants rappellent qu'il est essentiel de développer les moyens de prévention et la lutte contre le tabagisme.
Dépendance à la nicotine La nicotine agit sur le système nerveux, dans une zone du cerveau dite "de récompense", tout comme le fait l'héroïne. Elle produit, quelques secondes après l'inhalation de la fumée de cigarette, des sensations de plaisir auxquelles il est difficile de résister, créant ainsi la dépendance. A l'inverse, des sensations désagréables, dites de « manque », apparaissent dès que l'on prive le cerveau de nicotine : le fumeur devient nerveux et dès qu'il trouvera une cigarette, il en inhalera vigoureusement la fumée pour retrouver rapidement un taux suffisant de nicotine dans le sang (nicotinémie). Cette dépendance à la nicotine explique la stratégie du traitement substitutif, permettant à un fumeur de rompre avec le tabac sans éprouver les effets désagréables du manque de nicotine.
Chiffres et mesure du risque Responsable de 80 à 90 % des cancers du poumon, et de nombreuses autres pathologies graves, le tabac est le facteur de risque personnel et collectif le mieux identifié. Mais c'est aussi celui dont on a le plus de mal à se défaire...
Rôle du tabagisme passif L'inhalation régulière, par un non-fumeur, de la fumée de tabac provenant d'un fumeur (au domicile ou sur le lieu de travail), ce que l'on appelle le tabagisme passif, est un facteur de risque reconnu pour le développement d'un cancer du poumon. Le « fumeur passif » augmente ainsi de 30 % son risque de développer la maladie par rapport à un non-fumeur. On estime à une centaine de cas par an le nombre de cancers du poumon dus au tabagisme passif. Son impact est d'autant plus important que l'exposition débute tôt dans la vie (enfants de parents fumeurs). Enfin, l'incidence du tabagisme passif durant la petite enfance contribue largement à une augmentation des affections de la sphère ORL (rhinites, bronchites...), des allergies et de l'asthme.
Hommes et femmes ne sont pas égaux face au tabac. La femme, qui, grâce à son statut hormonal, bénéficie d'un certain degré de protection naturelle contre les maladies cardiovasculaires, voit cette défense considérablement réduite par le tabac : celui-ci favorise en effet la formation de caillots dans le sang, abîme la paroi des vaisseaux sanguins et contribue à la réduction de leur calibre par le développement des plaques d'athérome.
Chez la femme, fumer multiplie par deux le risque d'infarctus du myocarde et augmente significativement le risque d'accidents cérébro-vasculaires. Ce dernier risque est encore plus important en cas de recours à une contraception orale. De plus, la fumeuse sécrète moins d'estrogènes, ce qui entraîne une baisse de la fertilité : les femmes non fumeuses désirant un enfant sont enceintes plus rapidement après l'arrêt de la contraception que les fumeuses. Enfin, chez les fumeuses, on observe souvent une ménopause anticipée d'environ deux ans et une augmentation de la fragilité osseuse. Fausses couches et mort subite du nourrisson.
Les experts insistent par ailleurs sur les dangers du tabagisme chez les femmes enceintes : on observe en effet une augmentation de la proportion de fausses couches et de naissances prématurées, une baisse du poids de naissance moyen et un risque augmenté de mort subite du nourrisson. Grossesse et tabac sont donc peu compatibles et il faut inciter chaque femme enceinte à rompre définitivement avec le tabac. Mais même si la grossesse est une motivation forte pour s'arrêter de fumer, malheureusement, 25 % des femmes enceintes continuent de fumer et les trois quarts de celles qui arrêtent de fumer pendant leur grossesse reprennent après l'accouchement…
Seul ou en association avec l'alcool, le tabac est la première cause de cancers en France et dans le monde. Il est à l'origine de 66.000 décès chaque année dans notre pays, dont 56 600 chez les hommes. Des chiffres qui devraient malheureusement être doublés d'ici une vingtaine d'années chez l'homme, et multipliés par 10 chez la femme. Responsable de la très grande majorité des cancers du poumon, le tabac est aussi à l'origine de 40 % des cancers de la vessie et d'environ 30 % des cancers du rein et du pancréas. En association avec l'alcool, il est incriminé dans la survenue de la quasi-totalité des cancers du larynx, de la gorge, de l'œsophage et de la cavité buccale. Il augmente enfin le risque de cancer du col de l'utérus chez les fumeuses.
Règles Tousser, cracher souvent, être sujet à des bronchites chroniques sont trop souvent des signes qui semblent anodins et qui pourtant devraient inciter à consulter un médecin. Mais même si le bilan médical est rassurant, il est impératif d'arrêter de fumer. Arrêter de fumer nécessite une motivation suffisante. Cette motivation se construit au fil du temps, jamais du jour au lendemain, et quel que soit le nombre d'échecs antérieurs, (chaque échec rapproche de la tentative qui sera couronnée de succès !), il faut essayer de nouveau, en se faisant aider d'un médecin, lequel dispose de moyens divers pour vous faciliter ce sevrage tabagique.
• La veille du jour J : • Recherchez et éliminez tous vos accessoires de fumeur (cigarettes, briquets, cendriers…), • Prévenez votre entourage, • Programmez votre journée du lendemain de manière à avoir le moins possible de temps morts. • Evitez toutes les situations qui étaient jusqu'à présent associées à la cigarette : la pause café entre fumeurs, le café après le repas, les invitations à dîner chez des amis fumeurs
Les jours suivants : • Buvez beaucoup d'eau, • Privilégiez la vitamine C (fruits, crudités…), • Evitez les sucreries, • Levez-vous rapidement de table en fin de repas, • Préparez-vous à gérer les situations pièges (cigarette offerte, café, apéritifs…).
A chaque envie de fumer : • Buvez un grand verre d'eau, • Respirez profondément, • Marchez, • Occupez vos mains,
Trouvez des compensations, comme par exemple reprendre ou commencer une activité physique adaptée.
Avant d'arrêter, vous pouvez tester votre dépendance à la nicotine grâce au test de Fagerström. Structuré autour de six questions simples, ce test vous permettra de mesurer votre dépendance et le cas échéant, de choisir le bon dosage de votre traitement de substitution tabagique.
Moyens et aides possibles Sevrage Les tentatives de sevrage doivent s'appuyer sur des moyens thérapeutiques et psychologiques adaptés à l'intensité de la dépendance. Lorsque cette dépendance est forte, une aide médicale est nécessaire. Trois techniques ont fait leurs preuves : les substituts nicotiniques (patchs ou gommes à mâcher), qui diminuent les symptômes de dépendance physique et permettent de doubler le taux de réussite du sevrage (de 10 à 20 %), les thérapies comportementales et cognitives, qui ont pour but d'aider le fumeur à se débarrasser d'un comportement néfaste en recherchant les causes et la nature de son tabagisme, et enfin le bupropion, Zyban®, un médicament initialement proposé comme traitement de certaines dépressions. Dans tous les cas, une démarche de sevrage nécessite un suivi médical au long cours. Car en l'absence de suivi, on compte en moyenne 80 % de récidives dans l'année qui suit l'arrêt du tabac…
Durée d'exposition et dose quotidienne Autre fait notable : la durée de l'exposition (nombre d'années pendant lesquelles on a fumé) et donc l'âge auquel on a commencé à fumer, sont quatre fois plus déterminants que la quantité de cigarettes fumées. Inversement, avec l'arrêt du tabagisme, le risque de survenue d'un cancer du poumon diminue régulièrement avec le temps. Ce bénéfice est observé quel que soit l'âge auquel on arrête de fumer. Il n'est donc jamais trop tard pour arrêter.
ALIMENTATION
Pour prévenir les cancers, modifiez votre comportement alimentaire...
Mécanismes d'action L'équilibre alimentaire est primordial. Il repose sur une alimentation variée et diversifiée, adaptée à vos besoins et à votre métabolisme. Les fruits et légumes, consommés en quantité et en variété, ont un effet protecteur sur la vie des cellules, contribuant ainsi à diminuer le risque de développer un cancer. Cet effet protecteur est notamment dû aux minéraux et aux micro-nutriments (flavonols, quercitine, lycopène, phyto-estrogènes…) qu'ils contiennent en quantité importante. Autre vertu des fruits et légumes : les vitamines qu'ils contiennent (qu'ils soient crus, cuits, frais ou congelés) sont mieux adaptées aux besoins de l'organisme et moins coûteux que les compléments vitaminiques du commerce. Car c'est par la consommation des aliments entiers et dans la pratique de bonnes habitudes nutritionnelles que le bénéfice santé se révèle.
Chiffres et mesure du risque Quelles relations entre alimentation et cancers ? On ne connaît pas toutes les molécules impliquées dans le phénomène, mais les aliments qui diminuent les risques sont identifiés : une consommation élevée de fruits et de légumes diminue le risque de certains cancers, tandis que l'alcool l'augmente de manière significative. Restent la viande, les graisses et le sel, à consommer avec modération. Si des substances cancérigènes pouvant être contenues dans l'alimentation ont été identifiées, elles ne semblent contribuer que pour une faible part à l'impact global de l'alimentation sur le risque de cancers. Dans les pays économiquement développés, on ne dispose d'ailleurs pas d'éléments précis permettant d'affirmer qu'un aliment donné (hormis l'alcool) puisse directement provoquer un cancer, comme c'est le cas pour le tabac, l'amiante ou les radiations. Ce que l'on sait en revanche avec certitude, c'est que la présence ou l'absence dans l'alimentation de facteurs protecteurs peut favoriser ou au contraire freiner l'apparition de certains cancers.
Règles
Règle n°1 : plus de fruits et de légumes ! De nombreuses études, menées depuis plus de 50 ans, ont démontré que les sujets consommant davantage de fruits, de légumes, de poisson, et dans une moindre mesure de céréales, développaient moins de cancers des voies digestives (bouche, œsophage, estomac, côlon), des voies respiratoires (bronches et poumon) et du pancréas. Il est ainsi recommandé de manger chaque jour entre 400 et 800 g de fruits et légumes variés, ce qui correspond à cinq fruits et légumes par jour au minimum. Frais, crus ou cuits, ils apportent toutes leurs qualités nutritionnelles, mais peuvent aussi être achetés en conserve ou surgelés. A noter que la France compte 60 % de « sous-consommateurs » de fruits et légumes, avec une moyenne de 285 g seulement par personne et par jour. Les femmes intègrent plus facilement les fruits et légumes à leur alimentation, et les hommes devraient suivre leur exemple. Une alimentation plus riche en fruits et légumes leur permettrait de diminuer les risques de cancer de 31 %. C'est ce que révèle l'étude SUVIMAX menée sur plus de 13 000 personnes pendant huit ans. Cette étude apporte de surcroît des preuves sur l'impact des vitamines et minéraux anti-oxydants sur la santé.
Règle n°2 : moins de viande et moins de graisses animales, mais plus de poisson. On sait que les régimes trop riches en viande, et notamment en charcuterie et viandes cuites à haute température, augmentent le risque de cancer de l'intestin. La consommation de viandes ne devrait pas dépasser 10 % de l'apport énergétique quotidien. De la même manière, les huiles et les graisses ne devraient pas fournir plus de 30 % de cet apport, alors que la moyenne française se situe autour de 40 %. En liaison directe avec cette consommation, le surpoids est incriminé dans le risque de cancer du sein après la ménopause..
Règle n°3 : moins de sel. Consommé avec excès, le sel joue un rôle dans le développement des cancers de l'estomac. En causant des dommages sur la muqueuse gastrique, il favoriserait la transformation cancéreuse des cellules. De plus, la conservation des aliments par salage (poisson, viandes, etc...) entraîne la formation de substance appelées nitrosamines, qui ont un rôle cancérigène. Il est admis que la consommation individuelle de sel, quelle que soit sa source, ne devrait pas dépasser 6 g par jour.
Règle n°4 : moins d'alcool. http://www.ligue-cancer.asso.fr/imprimer.php3?id_article=34 10/11/2004 Manger mieux Page 2 sur 2 La consommation d'alcool est le principal facteur de risque alimentaire de cancer en France. L'alcool, en particulier lorsqu'il est associé au tabac, joue un rôle dans le déclenchement des cancers de la langue, de la gorge, du sein et du foie. En France, 7 % à 10 % des cancers seraient associés à un excès de boissons alcoolisées, avec une incidence parmi les plus élevées d'Europe pour les cancers de l'œsophage et du pharynx. Il est donc conseillé de limiter sa consommation à moins de deux verres d'alcool (vin, bière, apéritif) par jour pour les hommes et à moins d'un verre par jour pour les femmes. Pour mémoire, on compte en France environ cinq millions de consommateurs excessifs, dont deux à trois millions d'alcoolo dépendants (voir section alcool).
Moyens et aides possibles Associer différents groupes d'aliments dans un même plat vous permet de répondre facilement aux besoins de votre organisme : légumes crus (vitamine C, polyphénols), légumes cuits (minéraux, fibres), féculents (glucides complexes), viande ou poisson (protéines, fer), huile (vitamine E). Complétez votre menu avec un produit laitier (calcium) et un fruit (vitamines). Préserver sa santé passe par de bons gestes en cuisine et à table : faites cuire vos aliments à température modérée, ne consommez qu'occasionnellement charcuteries et jus de cuisson. Limitez enfin grillades et barbecues s'ils ne sont pas réalisés dans de bonnes conditions. Mise en ligne le : 2/01/2004 Brochure à consulter : Alimentation et cancer - Ligue Contre le Cancer, avril 2003
ALCOOL
(30/12/2003)Mécanismes d'action La consommation d'alcool est associée de façon dose-dépendante à une augmentation de l'incidence de plusieurs types de cancers. Tous les types de boissons alcoolisées semblent impliqués, ce qui indique un rôle étiologique de l'alcool ou de ses métabolites. Les données concernant la relation entre cancer et alcool sont principalement basées sur des études épidémiologiques, et l'on dispose aujourd'hui de suffisamment de preuves du potentiel cancérigène des boissons alcoolisées.
Outre l'éthanol, les boissons alcoolisées contiennent d'autres substances issues de la fermentation ou de la préparation qui sont elles aussi mises en cause dans le processus de cancérisation : aldéhydes, esters, cyanures et alcools autres que l'éthanol, auxquels il faut ajouter certains aditifs et contaminants (terpènes, phytotoxines…).
Chiffres et mesure du risque Cancer buccal et cancer du pharynx Ces deux types de cancers sont en étroite corrélation avec la consommation alcoolique. Le tabac et l'alcool interagissent au niveau du risque de tels cancers, qui sont environ 37 fois plus élevés chez les grands buveurs / grands fumeurs, que chez les non-buveurs non-fumeurs. Parmi les non-fumeurs, les grands buveurs encourent un risque de cancer 6 fois supérieur aux abstinents. Les mêmes risques élevés ont été décrits pour toutes les catégories de boissons alcoolisées.
Il est intéressant de noter que les adeptes des bains de bouche présentent également un risque élevé de développer des cancers de la bouche, ce qui donne à penser que l'alcool influencerait la carcinogenèse plus par voie locale que par voie générale. En dehors de l'alcool et du tabac, une mauvaise alimentation générale est fortement associée au risque de cancer buccal et de cancer du pharynx.
Cancer de l'oesophage Il est fortement associé à la prise d'alcool, et ici aussi, l'alcool s'associe au tabac en majorant le risque. Même chez les non fumeurs, les grands buveurs présentent un risque 10 fois supérieur de développer un cancer de l'oesophage que les abstinents complets. Bien que le risque de cancer de l'oesophage augmente avec la quantité d'alcool absorbée, il semble que les consommateurs de boissons à haute teneur d'alcool soient plus sensibles au risque de ce type de cancer, que les buveurs de vin et de bière. Comme dans le cas du cancer buccal et du cancer du pharynx, l'alcool aggrave les effets d'une mauvaise alimentation.
Cancer du larynx L'alcool est un facteur déterminant du cancer du larynx. Le profil de risque est comparable à celui observé dans le cadre du cancer de la bouche, du pharynx et de l'oesophage.
Cancer du foie L'alcool est un poison avéré du foie, et la destruction des tissus hépatiques qu'il provoque peut être à l'origine de cirrhoses alcooliques, la cirrhose pouvant ensuite dégénérer en cancer du foie. Cancer colorectal Des études comparatives portant sur différentes populations tendent à prouver l'incidence de la consommation de boissons alcoolisées sur le risque de développement de cancers colorectaux. La bière présente une corrélation positive au cancer rectal, plus fréquemment chez l'homme que chez la femme. Cancer du pancréas Une pancréatite accompagnant souvent les cas de cancer du pancréas, l'incrimination de la consommation de boissons alcoolisées dans le développement de cancers du pancréas a souvent été évoquée ; l'alcool entraînerait un cancer du pancréas par l'intermédiaire d'une pancréatite. Mais ce lien demeure controversé.
Cancer du sein Dans de nombreuses études, les signes d'une relation entre la prise d'alcool et le cancer du sein sont évidents. Mais la grande variabilité des résultats et la faible pente de la courbe dose-réponse ne permettent pas de conclure de façon définitive. Certains chercheurs pensent cependant que les éléments de preuve sont suffisants pour dénoncer le rôle dose dépendant de l'absorption d'alcool dans le développement de cancers du sein.
Règles L'usage principal de boissons non alcoolisées, associé à une consommation accessoire et non habituelle de boissons alcoolisées devrait être une règle de base. La quantité, le rythme d'absorption ainsi que la qualité des boissons absorbées doivent être clairement définis. Entre les repas, et lorsque l'estomac est vide, seule l'eau et boissons sans alcool doivent être consommées. Pendant les repas, l'eau doit toujours constituer la boisson de base, et si une boisson alcoolisée est consommée, elle le sera en petite quantité et de façon tout à fait occasionnelle. La consommation même modérée d'alcool majore le risque de cancer.
Mesures Les consommations servies dans les lieux publics, tous alcools confondus, contiennent généralement toutes la même quantité d'alcool pur, à savoir 8 à 12 g par verre. Equivalence C'est ainsi que 1 verre de vin = 1 digestif = 1 verre de cidre = 1 verre de bière = 1 porto = 1 whisky = 1 pastis = 1 verre de champagne (un verre étant à chaque fois la dose standard servie dans un « bar-café »).
Le Paradoxe français La bonne réputation d'une consommation modérée d'alcool (environ deux verres par jours) sur la santé cardiovasculaire est controversée ; c'est ce que l'on appelle le paradoxe français, les Français buvant plus d'alcool que d'autres populations comme celle des Etats-Unis, qui ont plus de maladies cardiovasculaires. Mais l'explication peut venir d'autres facteurs que la consommation d'alcool.
Une seule certitude : l'alcool génère un grand nombre de troubles, au niveau digestif bien sûr, mais aussi nerveux, psychique et cardiovasculaire.
Moyens et aides possibles L'alcool provoque directement 23 000 décès par an, dus aux cancers aux cirrhoses et à l'alcoolo dépendance. En tant que facteur associé, il est à l'origine de 45 000 décès annuels et représente la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac. Les complications potentielles sont pour certains l'occasion de prendre conscience des risques de leur conduite d'alcoolisation. La survenue d'un événement grave lié à la consommation d'alcool est souvent le facteur déclenchant de la prise de conscience. Quelles que soient les modalités de prise de conscience et de prise en charge, c'est le sujet qui doit pouvoir envisager son propre sevrage, étape incontournable vers la guérison. Des aides médicamenteuses, psycho-comportementales existent. Parlez-en avec votre médecin ! Sites de référence -www.alcoologie.org -www.anpa.asso.fr http://www.ligue-cancer.asso.fr/imprimer.php3?id_article=27
SOLEIL ET BRONZAGE
Pour prévenir les cancers, modifiez votre comportement vis à vis du soleil...
Consultez ici le Bon Usage du Soleil |